Ce week-end, la cathédrale Notre-Dame du Congo a pris des airs de rassemblement patriotique. Bana-Kin y a organisé une messe d’action de grâce après les dernières ordonnances présidentielles. Plusieurs Kinois viennent en effet d’être nommés à la tête d’établissements publics clés. Plutôt qu’une simple lettre, le mouvement a choisi de marquer le coup à genoux, devant l’autel.
Sous la nef, des centaines de fidèles arborant les couleurs de Bana-Kin ont brandi t-shirts, chemises et banderoles : « Merci Fatshi ». En rendant hommage à la confiance du Président Félix-Antoine Tshisekedi envers les élites de la capitale, ils ont transformé cette eucharistie en un acte à la fois spirituel et citoyen. L’idée : consacrer l’arrivée plus visible des Kinois à la direction des entreprises publiques.
Des nominations célébrées à l’autel
Plusieurs personnalités ont été mises en avant. Godard Motemona, président de Bana-Kin et tout juste nommé directeur général, a reçu une salve d’applaudissements. Autour de lui : Kalaa Mpinga, nouveau PCA du FOMIN ; le sénateur Mike Tubajika, PCA de l’OCC ; Eugène Bunga, DGA du FOMIN ; ainsi que Béatrice Mambuku et l’honorable Auguy Kalonji, désormais administrateurs au FOMIN. Tous sont montés à l’autel pour une bénédiction particulière, tant leurs fonctions pèseront sur la gestion de secteurs économiques stratégiques.
L’organisation a aussi salué José Dawani, vice-président de Bana-Kin. Son élection à la vice-présidence de la FECOFA rappelle que l’influence kinoise dépasse le cadre économique. Elle touche également le sport, un autre levier d’unité et de visibilité nationale.
Intégrité et sens du devoir au cœur de l’homélie
Dans son homélie, le prêtre a donné tout son sens à cette démarche. Il a rappelé que le Chef de l’État avait, dès le début de son mandat, remis la RDC entre les mains de Dieu. Il a ensuite exhorté les nouveaux dirigeants à servir avec intégrité, humilité et sens du devoir. Accéder à ces postes, a-t-il insisté, c’est porter sur ses épaules l’attente de millions de Congolais qui réclament des institutions solides, transparentes et efficaces.
Au-delà des chants et des félicitations, le message est clair : l’heure n’est plus à la fête, mais à la responsabilité. À la tête d’organismes chargés de réguler, contrôler et valoriser les ressources du pays, les cadres de Bana-Kin sont désormais attendus sur le terrain. Bonne gouvernance, lutte contre la corruption, amélioration des services aux usagers : la bénédiction reçue à Notre-Dame engage autant qu’elle honore.
Entre reconnaissance et exigence de résultats
La messe s’est poursuivie dans les jardins de la cathédrale autour d’un repas fraternel, entre échanges sérieux et ambiance chaleureuse. Un porte-parole de Bana-Kin a expliqué le choix : « Nous avons remercié le Président non par un courrier, mais par une messe, en tant que chrétiens. Notre rôle maintenant, c’est d’accompagner nos frères dans l’exercice de leurs nouvelles charges. » Soutien, donc, mais aussi vigilance citoyenne.
La soirée s’est terminée sur une note festive avec Reddy Amisi, très acclamé devant un public de figures politiques, économiques et sociales. Entre prières, slogans et musique, Bana-Kin a fait passer une idée simple : à Kinshasa, on célèbre ses élites, mais on exige surtout des résultats. La confiance du Président Félix-Antoine Tshisekedi doit se traduire en impacts concrets pour la population.
Richardo Ngoyi
