À mesure que les violences armées s’intensifient dans l’Est de la République Démocratique du Congo, RDC, la question de la protection des civils revient au cœur des priorités diplomatiques du pouvoir congolais. Mardi, à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, le Président de la République, Félix Tshisekedi, s’est entretenu avec la cheffe intérimaire de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), dans un contexte marqué par une détérioration continue de la situation sécuritaire.
Au centre des échanges : l’aggravation de la crise dans les provinces orientales du pays et ses conséquences directes sur les populations civiles, premières victimes des affrontements armés persistants. Selon la Présidence congolaise, les deux responsables ont procédé à une évaluation approfondie de l’évolution de la situation sur le terrain, en mettant un accent particulier sur les menaces qui continuent de peser sur les communautés locales.
Dans un climat d’inquiétude croissante, le Chef de l’État et la responsable onusienne ont insisté sur l’urgence d’une réponse concrète et immédiate. La nécessité d’appliquer sans délai un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel a constitué un point central des discussions. Cette exigence s’inscrit dans le cadre de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, dont la mise en œuvre effective reste attendue sur le terrain.
Au-delà des déclarations, cette rencontre traduit la volonté de Kinshasa de maintenir la pression diplomatique afin de garantir une meilleure protection des civils et d’accélérer les efforts en faveur d’un retour durable de la paix dans l’Est du pays. Pour les autorités congolaises, il ne s’agit plus seulement de constater la crise, mais d’exiger des engagements tangibles face à une urgence humanitaire qui ne cesse de s’aggraver.
Alemwa Ibango Yasmine




