
Ces drames humains perturbent directement les opérations des ONG et compromettent le financement des programmes sociaux.
Le président français Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi 11 mars, sur X, la mort d’une humanitaire française du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), tuée à Goma, en République démocratique du Congo.
Cette situation met en lumière l’impact économique des conflits armés dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Outre le drame humain, les frappes ciblant des zones résidentielles fréquentées par des humanitaires et expatriés, perturbent directement les opérations des ONG et compromettent le financement des programmes sociaux.
Les organisations internationales, dont l’UNICEF, doivent réallouer des ressources pour sécuriser le personnel, augmentant les coûts opérationnels dans la région.
Le quartier de Himbi, frappé par l’attaque et hébergeant de nombreuses ONG, reflète les interruptions et les ralentissements des programmes humanitaires sur le terrain : la sécurité accrue, les évacuations temporaires et la réduction des interventions sur le terrain freinent l’aide aux populations vulnérables et pèsent sur l’économie locale.
Les frappes de drones et l’usage de technologies militaires par les groupes armés, comme le M23, renchérissent également les coûts de logistique et d’assurance pour les organisations humanitaires.
L’augmentation des risques pour le personnel entraine un ralentissement des projets et génère un besoin de financement supplémentaire, pouvant peser sur les budgets nationaux et internationaux dédiés au développement et à la protection sociale.
Cet incident rappelle que la stabilité économique et le développement local sont étroitement liés à la sécurité dans l’Est de la République et que les conflits coûtent chaque année des millions de dollars à l’État, aux ONG et aux partenaires internationaux.
Ridie Enembe (stagiaire)