Le chef de la garde présidentielle nigérienne, le général Tchiani, a pris la parole ce 28 juillet 2023 à la télévision nationale, Télé Sahel, en tant que « Président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie », CNSP.
Acteur principal de ce coup de force, le nouvel homme fort du Niger, le général Abdourahamane Tchiani justifie ce coup d’État contre le président Mohamed Bazoum, principalement par «la dégradation de la situation sécuritaire » dans le pays.
La classe politique nigérienne est dans l’expectative depuis ce putsch. Une partie de l’opposition a apporté son soutien au « Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie » CNSP.
Les putschistes ont reçu depuis le 27 juillet, un soutien d’une grande partie de la population, cautionné en partie par un communiqué du commandement des forces armées. Les partisans de ce putsch ont mis du feu au siège du PNDS, parti présidentiel.
L’opposition politique nigerienne semble, en grande partie soutenir les militaires. Dans un communiqué publié, les partis qui s’étaient rangés derrière Mahamane Ousmane, l’ancien Chef de file de l’opposition, lors de la dernière élection présidentielle, se sont rassemblés dans coalition dite « Union des patriotes nigériens».
Ils disent « soutenir les motivations du C.N.S.P. », et « s’engagent à l’accompagner dans sa mission, tant qu’il s’agira de rétablir la souveraineté nationale ».
Alors que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) doit organiser dans les 72 heures qui suivent à Abuja, un sommet extraordinaire sur la situation, le général Abdourahamane Tchiani écarte toutes pressions et « demande aux partenaires extérieurs de ne pas s’ingérer ». Cette position a été renforcée dans le communiqué de ralliement du Chef d’état-major général des armées, qui a prévenu que « toute intervention militaire extérieure risquerait d’avoir des conséquences désastreuses ».
Richardo Ngoyi
