
Un nouveau drame a frappé les eaux du lac Tanganyika en République Démocratique du Congo (RDC). Lundi 13 avril, une pirogue de transport reliant le village de Kasama à Kamkolobondo s’est renversée au niveau de Lubunduy, dans le village de Mutakuya, plongeant Kalemie dans le deuil.
Selon le bilan officiel communiqué par le bourgmestre de la commune de Kalemie, chef-lieu de la province du Tanganyika, Pierre Kamainza, 16 personnes ont perdu la vie, dont 9 adultes et 7 enfants tandis que 5 autres passagers ont pu être secourus de justesse.
D’après les premières informations, la surcharge de l’embarcation, combinée à des conditions de navigation défavorables, serait à l’origine du naufrage. Sur les lieux du drame, les autorités locales ont insisté sur la nécessité de renforcer les contrôles afin de prévenir ce type d’accidents, rappelant que le non-respect des règles de sécurité continue de coûter des vies.
Les familles des victimes, après identification des corps et avec l’autorisation du procureur de la République, ont été autorisées à organiser des funérailles dignes pour leurs proches disparus.
Ce naufrage s’inscrit dans une série d’accidents similaires enregistrés sur le lac Tanganyika, où les conditions de transport restent précaires et insuffisamment encadrées.
La répétition de ces tragédies met en lumière les failles persistantes du système de navigation locale. Face à cette situation, plusieurs mesures apparaissent urgentes : le contrôle rigoureux des embarcations avant chaque départ, la limitation stricte du nombre de passagers, l’obligation du port de gilets de sauvetage ainsi que l’enregistrement systématique des voyageurs.
La formation des conducteurs de pirogues et la sensibilisation des populations riveraines sont également présentées comme des leviers essentiels pour éviter de nouveaux drames.
Ridie Enembe (stagiaire)
