
Malgré un contexte sécuritaire tendu dans l’Est de la République Démocratique du Congo, marqué notamment par les violences attribuées à l’AFC/M23 et aux Forces démocratiques alliées (ADF), le pays s’oriente vers la relance des réformes électorales à deux ans des scrutins prévus en 2028, qui marqueront la fin du mandat du président Félix Tshisekedi.
Une proposition de loi visant à modifier l’organisation et le fonctionnement de la Commission ÉlectoraleNationale Indépendante (CENI) a été déposée mardi 7 avril à l’Assemblée nationale par le député Meschack Mandefu Muela.
L’objectif affiché de cette loi est de renforcer la transparence et la gouvernance électorale.
Le texte propose plusieurs changements majeurs en prévoyant notamment la prise en compte des équilibres géopolitiques dans la composition de la CENI, ainsi qu’une réduction de ses coûts de fonctionnement. Pour y parvenir, l’élu suggère la suppression de l’Assemblée plénière, jugée trop nombreuse et coûteuse, alors qu’elle comptait 11 membres en 2011 contre 15 aujourd’hui.
Autre innovation importante est l’ouverture de la présidence de la CENI à tous les profils compétents. Contrairement au système actuel, où ce poste revient aux confessions religieuses, la proposition confie à l’Assemblée nationale l’organisation d’un appel à candidatures et la sélection du futur président.
Cette initiative, intervient à un an de la fin du mandat de l’équipe actuelle dirigée par Denis Kadima Kazadi, Nommée en 2021, celle-ci avait été complétée en 2022 avec l’arrivée de membres issus de l’opposition, dont Didi Manara, Âgée Matembo et Jean Tokole.
Toutefois, la composition de la CENI avait suscité de vives critiques de la part de l’opposition et de certaines organisations, qui dénonçaient un processus biaisé et une institution jugée trop proche du pouvoir.
Ridie Enembe (stagiaire)
