L’organisation non gouvernementale Makoki Ya Mwasi , œuvrant dans le domaine de Genre, les droits de la femme et jeune fille, a amorcé une série de panel depuis quelques semaines sur la masculinité positive comme mécanisme pour lutter contre les violences basées sur le Genre, VSBG.
Sous la modération de monsieur Jean claude Mulunda de Makoki Ya Mwasi, le panel de ce dimanche 7 novembre de près de 3h du temps a connu la participation de plusieurs intervenants à savoir : madame Angel Kazadi, madame Cybelle Kamba, la journaliste Lynn Mazianda, monsieur Bene kimathe. Chaque paneliste à relever les éléments brimant la démarche de l’effectivité de la masculinité positive au sein de notre société congolaise d’une part, les points positifs constatés après action menée sur le terrain au sein de la communauté congolaise d’autre part.
D’après Bene Kimathe, le problème se pose depuis le toit familial par la discrimination dans la répartition des tâches. Il faudrait que les parents équilibrent et considèrent tous les enfants (filles et garçons) capables d’assumer toutes les taches. Il précise que le garçon peut apprendre à cuisiner, faire les travaux ménagers comme une fille. De sa part Madame Lynn Mazianda a partagé une expérience que son asbl « Habari », une structure des blogueurs, a connu lors d’une campagne sur la masculinité positive « Vrai Mobali ». Plusieurs personnes stigmatisaient cette camapgene, après les avoir expliqués à fond de quoi il s’agissait vraiment, ils ont totalement changé d’avis et sont devenus son porte-parole.

Madame Cybelle Kamba a martelé sur la bonne compréhension de ce que poursuit la masculinité positive pour éviter toute sorte d’utopie. Ceci aidera les uns et les autres à bien mener cette lutte.
Madame Angel Kazadi de FSR, a tenu de relever la quintessence de la mentalité liée à nos cultures. D’après son constat, certains hommes qui battent leur femme en Afrique, changent totalement de comportement au regard de la loi anglaise qui recadre les comportements conjugaux et définissent le rôle des uns et de autres.
Selon une intervenante, Sandrine Lusambo de SOFEPEDI, « aucune excuse ne peut expliquer la violence faite aux femmes ». Les juges doivent s’instruire et éviter de saboter la loi au profit de leurs croyances personnelles. La loi c’est la loi et elle doit être appliquée par tous.
La masculinité positive est un ensemble des valeurs consistant à encourager les hommes principalement à adopter une attitude, un comportement positif par rapport à leur manière d’appréhender et traiter la femme. Parmi les valeurs il y a notamment : Cuisiner pour sa femme, aider son épouse aux travaux ménagers, la traiter avec considération au vu et su de tous ainsi que sous le toit conjugal. Le champ est étendu dans la mesure où la femme est tenue bien cernée la compréhension de cette démarche pour ne pas céder à la violence conjugale sur son mari.
Raphael NGANDU

