À moins de 24 heures du barrage retour qualificatif pour le Mondial 2026, les Léopards de la République démocratique du Congo évoluent à Guadalajara dans un contexte inédit : leur délégation est bien présente, mais l’énergie populaire des tribunes, incarnée par les animateurs emblématiques, fait défaut.
Lumumba Vea, Mundele Ndundu, Papa Thomas, Evoloko et d’autres figures proue de l’animation congolaise n’ont pas obtenu leurs visas mexicains malgré des démarches intensives entre Nairobi et Addis-Abeba. Leur absence laisse un vide symbolique et émotionnel dans les gradins, traditionnellement considérés comme le “12ᵉ homme” de l’équipe nationale.
Pour pallier ce manque, le gouvernement a assuré la présence d’une délégation officielle :
- Supporters détenteurs de visas Schengen ou américains, facilitant l’entrée au Mexique.
- Cadres et officiels munis de passeports de service.
- Représentants institutionnels chargés de l’encadrement de l’équipe.
Contrairement à certaines rumeurs, le vol de Kinshasa, dans la nuit de dimanche à lundi, s’inscrivait dans un plan préétabli par le ministère des Sports et des Loisirs. La RDC assure ainsi une représentation nationale complète, même si l’ambiance populaire traditionnelle est absente.
Cet épisode met en lumière les défis logistiques auxquels sont confrontés les pays africains pour les compétitions transcontinentales. La question de l’intégration des animateurs dans les quotas “essentiels” pour l’obtention de visas de service pourrait devenir un sujet de réflexion post-barrage.
Sur le terrain, l’essentiel reste l’objectif sportif. Le coup d’envoi est prévu ce mardi 31 mars, avec pour ambition une qualification historique pour la Coupe du monde 2026. Les Léopards devront puiser dans leur talent et leur discipline pour compenser l’absence des animateurs, tandis que des millions de Congolais suivront le match depuis le pays et la diaspora, en soutien à leur équipe.
Yasmine Alemwa Ibango



