
L’honorable Cédric Tshizaïnga a pris part à l’édition 2026 de Mining Indaba Invest, l’un des principaux rendez‑vous mondiaux consacrés à l’investissement minier et aux chaînes de valeur qui en découlent. Sa présence s’inscrit dans une démarche résolument tournée vers la transformation du secteur minier congolais, la modernisation de la chaîne logistique et une meilleure redistribution des richesses au profit des communautés locales.
Une participation stratégique à Mining Indaba 2026
Interrogé en marge des travaux, l’honorable Tshizaïnga explique que sa participation est motivée par la nécessité d’échanger avec les principaux acteurs internationaux sur les profondes mutations à l’œuvre dans l’industrie minière. Il insiste sur l’importance d’« observer les évolutions de la chaîne logistique », depuis l’extraction jusqu’à l’exportation, afin que la RDC ne reste pas à la traîne des nouveaux standards économiques, technologiques et environnementaux.
Mining Indaba 2026 offre, selon lui, une vitrine exceptionnelle pour la mise en valeur des ressources congolaises, mais aussi pour le renforcement de la visibilité du Congo dans les discussions internationales. L’enjeu est de faire entendre la voix du pays non plus seulement comme pourvoyeur de minerais, mais comme futur hub de transformation, de gouvernance responsable et d’innovation dans le secteur.
Partenariats, professionnalisation et modernisation du secteur
Au cœur de son message, l’honorable Tshizaïnga insiste sur le développement de partenariats structurants. Pour lui, la prochaine étape du secteur minier passe par la professionnalisation des structures internes, tant au niveau des entreprises privées que des institutions publiques chargées de l’encadrement et du contrôle.
Il plaide pour une modernisation des pratiques artisanales, souvent marquées par la précarité, l’informel et la faible traçabilité. L’objectif est de mieux encadrer la production, de sécuriser les circuits et d’intégrer davantage d’acteurs nationaux, qu’il s’agisse d’entrepreneurs, de coopératives locales ou de capitaux congolais. Cette intégration est vue comme une condition essentielle pour que la valeur ajoutée reste davantage dans le pays, plutôt que de s’évaporer entièrement dans les segments étrangers de la chaîne.
Un message clair aux électeurs et aux communautés locales
L’honorable Tshizaïnga adresse également, à travers cette tribune internationale, un message aux électeurs et aux communautés riveraines des sites miniers. Il rappelle que la transformation d’un secteur aussi stratégique nécessite des ajustements, parfois des sacrifices, mais qu’elle ne peut se faire sans un accompagnement sérieux des populations concernées.
Il souligne la nécessité d’une meilleure compréhension, par les communautés, des enjeux de cette mutation : formalisation des activités, respect des normes, intégration dans des circuits organisés, mais aussi bénéfices attendus en termes d’emplois, d’infrastructures et de services sociaux. Pour lui, les collectivités locales doivent être pleinement impliquées afin que le boom minier ne soit pas perçu comme une exploitation extérieure, mais comme un levier partagé de développement.
Réformes législatives et adaptation du cadre réglementaire
Sur le plan institutionnel, l’honorable Cédric Tshizaïnga évoque l’existence d’une loi en préparation, destinée à réduire le coût économique global de la chaîne minière. Ce texte vise à mieux prendre en compte la multiplicité des entités qui interviennent dans le processus : administrations, services techniques, opérateurs privés, structures de contrôle, collectivités locales, etc.
L’objectif est d’adapter le cadre réglementaire pour inclure des acteurs jusqu’alors peu ou pas considérés, de clarifier les responsabilités et de simplifier certaines procédures qui pèsent sur la compétitivité. En d’autres termes, il s’agit de rendre la chaîne plus cohérente, plus lisible et plus attractive, tout en garantissant une meilleure captation des revenus par l’État et un meilleur retour vers les territoires producteurs.
Appel aux opérateurs et perspective de développement local
Enfin, l’honorable Tshizaïnga lance un appel direct aux opérateurs miniers, investisseurs et partenaires techniques. Il les invite à veiller à ce que la période actuelle de forte croissance du secteur profite effectivement aux populations locales. Selon lui, l’histoire récente offre plusieurs exemples où des productions modestes, lorsqu’elles sont bien gérées et articulées à des projets d’aménagement, ont réussi à transformer durablement des villes et des zones autrefois enclavées.
En mettant en avant ce potentiel, il défend une approche inclusive des ressources : les mines ne doivent pas seulement nourrir des bilans financiers, mais aussi financer des routes, des écoles, des centres de santé, de l’électricité et des opportunités économiques pour les jeunes. C’est à ce prix que le secteur minier congolais pourra être perçu, non plus comme une source de frustrations et d’inégalités, mais comme un véritable moteur de développement territorial et national.
À travers sa participation à Mining Indaba 2026, l’honorable Cédric Tshizaïnga se positionne ainsi comme l’un des porte‑voix d’une vision : un secteur minier modernisé, régulé avec rigueur, ouvert aux partenariats, mais d’abord pensé au bénéfice des Congolais et des communautés qui vivent au plus près des richesses du sous‑sol

