Crise soudanaise : le Tchad ferme sa frontière et durcit sa posture diplomatique

Alors que la République Démocratique du Congo et le Burundi renouent leurs liens terrestres, le Tchad, quant à lui, verrouille sa porte avec le Soudan.

Cette décision radicale prise lundi 23 février, intervient après que le gouvernement a tenu une réunion extraordinaire de sécurité.

Selon le porte-parole du gouvernement tchadien, la mesure prise par son pays, intervient après des « incursions répétées» sur le sol tchadien, à la suite des combats entre les Forces des Soutien Rapides (FSR) et les Forces conjointes, alliées de l’armée régulière soudanaise, menés depuis samedi 21 février à Al-Tina localité située à la frontière entre le Soudan et le Tchad.

Cette fermeture « immédiate », concerne aussi l’ensemble des points de passage frontaliers. Le Tchad a dit également suspendre les mouvements de personnes et de marchandises, à l’exception des opérations humanitaires strictement encadrées.

A en croire les autorités tchadiennes, cette décision s’applique sur le long de la frontière orientale entre les deux pays, un périmètre défini par une instabilité persistante liée au conflit soudanais.

 L’exécutif tchadien justifie cette fermeture par la nécessité d’empêcher la propagation des violences sur leur territoire et de préserver la stabilité nationale, tout en protégeant les populations civiles exposées aux incursions armées.

Sur le plan diplomatique, cette décision traduit la volonté de N’Djamena de se repositionner face à la crise soudanaise, en envoyant un signal politique aux acteurs régionaux et aux organisations africaines sur l’urgence d’une coordination sécuritaire et diplomatique renforcée. En agissant de manière unilatérale, le Tchad cherche également à affirmer sa souveraineté et à prévenir un débordement du conflit dans l’espace sahélo-saharien et en Afrique centrale.

Ridie Enembe (stagiaire)

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