
Les États-Unis ont annoncé l’instauration, dès lundi 13 avril, d’un blocus visant les ports iraniens, à la suite de l’échec des pourparlers directs avec l’Iran. Les discussions, tenues au Pakistan, n’ont pas permis d’aboutir, chaque camp rejetant la responsabilité de l’impasse.
Washington prévoit de bloquer les navires entrant ou sortant des zones côtières iraniennes, tout en maintenant la circulation hors liaison avec l’Iran dans le stratégique détroit d’Ormuz. Cette annonce a immédiatement fait grimper les prix du pétrole au-delà de 100 dollars le baril.
Malgré plus de 20 heures de discussions jugées constructives, le président Donald Trump accuse Téhéran de refuser de renoncer à l’arme nucléaire, ce que dément l’Iran. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, affirme au contraire qu’un accord était proche, dénonçant l’intransigeance américaine.
Téhéran rejette toute pression. Mohammad Bagher Ghalibaf a déclaré que l’Iran ne cédera pas aux menaces, tandis que les Gardiens de la Révolution assurent contrôler le trafic maritime dans la zone. Plusieurs navires sont déjà immobilisés ou contraints de faire demi-tour.
Cet échec ravive les craintes d’une intensification du conflit lancé le 28 février par les États-Unis et Israël, qui a déjà fait plus de 6 000 morts, notamment en Iran et au Liban.
Sur le front libanais, les tensions persistent. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé la poursuite des opérations militaires, tandis que son homologue libanais Nawaf Salam privilégie une issue négociée pour obtenir le retrait israélien.
Malgré la rupture des discussions, les deux parties laissent entrevoir une possible reprise des négociations, alors que la situation reste extrêmement volatile.
Ridie Enembe (stagiaire)
