
Modeste Bahati Lukwebo a annoncé, mercredi 18 mars 2026, sa démission du poste de deuxième vice-président du Sénat, mettant fin à plusieurs jours de tensions au sein de la chambre haute.

Dans une lettre adressée au président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, l’élu du Sud-Kivu indique se retirer de ses fonctions au lendemain du dépôt d’une pétition de destitution initiée par le sénateur Dany Kabongo Bondanya, soutenue par plusieurs parlementaires.
Cette fronde, nourrie par des accusations d’incompétence et de propos jugés controversés sur la révision de la Constitution, n’a pas seulement ébranlé la position de Bahati face à l’opposition. Des voix se sont également élevées au sein de son propre regroupement politique, l’AFDC-A, l’incitant à tirer les conséquences de la crise en cours. L’isolement du sénateur, surnommé « Vieux Maradona » pour son habileté politique, est ainsi devenu insoutenable.
Ancien président du Sénat entre 2019 et 2024, Modeste Bahati Lukwebo avait repris la vice-présidence à l’issue des élections législatives de 2023. Sa démission intervient avant un vote de destitution potentiellement embarrassant et ouvre la voie à une recomposition du bureau de la chambre haute, tout en révélant les fragilités des alliances politiques au sein du Sénat.
Cette sortie marque un nouvel épisode dans les luttes internes de la chambre des sages, où rivalités et pressions politiques continuent de façonner la gouvernance parlementaire en République démocratique du Congo.
Yasmine Alemwa Ibango

