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Le Général Blaise Kilimbalimba,le Nouveau Commissaire divisionnaire adulé des kinois

« J’ai une vision claire, celle d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens dans sa partie originale de la conception ».

Nommé à la tête de la Police Nationale Congolaise, ville de Kinshasa, en remplacement du Général Sylvano Kasongo, le nouveau Commissaire divisionnaire urbain, le Général Blaise Mbula Kilimbalimba a pris ses fonctions, le mercredi 19 juillet 2023 soit 3 mois après la sortie de l’ordonnance présidentielle.

Le nouveau commissaire de la PNC/Kinshasa, le Général Blaise Kilimbalimba investi par l’Inspecteur général de la police congolaise, le Général Patience Mushidi Yav.

L’étendard de commandement, comme symbole du pouvoir lui a été remis le 12 septembre au stade de Martyrs par le gouverneur de la ville, Gentiny Ngobila, en présence du vice-premier ministre, ministre de l’intérieur, Peter Kazadi.

Tout en rappelant sa mission primordiale, le Général Blaise Kilimbalimba appelle à la collaboration entre les policiers et la population pour venir à bout des maux qui troublent la quiétude des kinois.

Sa nomination à la tête de la police de Kinshasa intervient dans un contexte de recrudescence de l’insécurité dans la capitale marquée par de vols, enlèvements et surtout par des embouteillages monstres sur les grandes artères de la capitale.

Le nouveau commandant de la police de Kinshasa aura donc un défi de taille à relever. Il devra mettre en place des mesures efficaces pour lutter contre l’insécurité et restaurer la confiance des habitants dans la police.

Le nouveau commissaire de la PNC/Kinshasa, le Général Blaise Kilimbalimba reçoit l’étendard de commandement comme symbole du pouvoir auprès du Gouverneur de la Ville, Gentiny Ngobila.

Ainsi, en exclusivité, le « Magazine International RDCONGO-Monde », fait découvrir à ses milliers de lecteurs à travers le monde, ce Général  engagé et déterminé à assurer la sécurité de la population de la capitale congolaise.

 Un homme qui a mérité la confiance du Chef de l’Etat congolais, Félix Tshisekedi, qui à ce jour, ne cesse de rétablir la confiance entre la police nationale congolaise et la population, en résolvant entre autres, les différentes préoccupations d’embouteillages qui, autrefois, étaient interminables à Kinshasa.

Rd Congo-monde Magazine : Aujourd’hui, la ville de Kinshasa vibre au nom de Kilimbalimba.

Beaucoup vous connaissez avant et d’autres non. La population kinoise voudrait connaitre qui êtes-vous réellement ?

Général Blaise Kilimbalimba : Je suis le Général Blaise Kilimbalimba comme  vous venez de le dire. Je suis Congolais de la République Démocratique du Congo et j’appartiens à l’une de ses provinces.

Je ne suis pas marié, mais suis père de 8 enfants. J’ai fait mes études universitaires à l’Université Technologique Bell campus. J’ai obtenu mon diplôme de Licence en Relations Internationales.

Pour ce qui concerne la carrière policière, je me suis enrôlé en 1998 dans la police nationale congolaise. Et dans mon parcours, j’ai connu plusieurs centres des formations.  

Le Nouveau Commissaire urbain de la ville-province de Kinshasa, le Général Blaise Kilimbalimba dans le bureau du Commissariat général de la police

Rd Congo-monde : Quelles formations avez-vous suivies?

Général Blaise Kilimbalimba : J’ai suivi une formation à l’école de protection et d’intervention en Angola. Ce qu’on appelait autrefois « Apollo doge ». Cette école était pour les cours de base de policiers en formation générale. J’ai fait aussi une formation spécialisée à la fin de laquelle, j’ai obtenu un diplôme d’officiers des polices. Tout ça à l’école de prévention  et d’intervention en Angola. Voilà avec ces 2 diplômes,  je suis retourné et j’ai continué pour me spécialiser dans l’antiterrorisme.

Donc, j’ai au moins 3 qualités : Anti-émeute, anti-terroriste et VIP parce que j’ai fait aussi la protection rapprocher.

Après cela, j’ai eu à suivre tous les cours tour à tour avec l’Union européenne ici au pays. Vers les années 2008-2009, nous avons fait les cours de planification des opérations des polices avec l’Union européenne, mais également les cours de gestion de l’espace négocié. Toujours avec l’Union européenne, nous avons fait les opérations command training. C’était l’entrainement des commandants des opérations avec les Sud-africains. Dans les années qui ont suivi, c’est-à-dire 2012, 2013, 2014, nous avons eu le temps d’aller nous expérimenter deux fois en Egypte toujours dans l’antiterrorisme et dans la planification des opérations, luttes armées, crimes frontaliers et dans les violences armées.

Donc, tout cela a constitué notre carrière. Dernièrement, nous avons effectué 6 modules en France, à Lyon, qui concernait la planification et la gestion des grands évènements sportifs internationaux, les cas des jeux de la francophonie, les matches internationaux, etc. Et à tous ces niveaux, nous avons des titres. Voilà tout ce que je peux vous dire concernant le métier.

Tout en ne pas vouloir dresser le tableau sombre que tout le monde connait aujourd’hui de Kinshasa, cette ville cosmopolite qui vibre tout le jour.

Quelle est votre vision pour cette ville-province qui est censée faire rayonner toute la RDC.

Général Blaise Kilimbalimba : Nous avons une vision claire, celle d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens dans sa partie originale de la conception. Cela veut dire, tenir compte des tous les nécessaires qu’il faut, notamment avoir l’homme formé, entrainé et qui a les équipements qu’il connait manipulé. C’est à cette condition que nous pouvons matérialiser cette vision.

Le problème est connu. Cibler par exemple le phénomène Kuluna, le phénomène des bandits à main armées qui opèrent par des visites domiciliaires indésirables, l’insécurité routière, etc.

Rd Congo-monde : Parlant de la problématique des embouteillages, quelles sont les mesures d’accompagnement pour la réussite  de cette politique communicationnelle ?

Général Blaise Kilimbalimba : La première mesure est cette communication qu’il faut intensifier. Il faut la vulgarisation, l’intensification des profils  des usagers de la route car l’insécurité routière est plus dangereuse que le banditisme à main armées. Il arrive parfois qu’un criminel rate sa cible, mais un chauffeur sans aucune notion des codes de la route, des pratiques des courtoisies routières est plus dangereux comme on peut le penser.

Le Nouveau commissaire de la PNC/Kinshasa, le Général Blaise Kilimbalimba entrain de parler aux policiers sur le Boulevard Lumumba

 Un chauffeur qui empreinte la route avec un véhicule en panne technique est plus dangereux, car il est facile qu’il puise écrasé plus de 50 personnes à la minute, ce qu’une arme à rafale même ne peut faire comme dégâts. Mais le chauffeur est capable d’amener 50 à 100  personnes au même moment.

Est très dangereux, tout chauffeur qui n’a pas des permis et qui n’a aucune notion de la route. Ça c’est la problématique. Il y’a aussi la mentalité que beaucoup de nos citoyens ont oublié, car « ta liberté se limite là où la liberté de l’autre commence », dit-on. Mais, il y en a qui, lorsqu’ils empreintes une route, ils oublient que c’est une voix publique, elle est partagée et chacun a son objectif.

Donc, lorsqu’on est sur la route, tout usager est appelé à la patience. On peut connaitre par exemple une panne même si vous avez le feu-vert,  mais s’il y’a quelqu’un qui vient de se renverser, qu’il occupe le côté gauche, au milieu de la chaussée ou encore du côté droit, on est obligé de patienter jusqu’à ce qu’une solution vous arrive. Sinon, vous n’aurez pas la possibilité de sauter les évènements.

Richardo Ngoyi

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